Nicolas DAUPHIN est un véto qui a terminé à ALFORT son cursus classique en Juin dernier : il répond à nos questions sur ses études et sa vision de la profession.
Bonjour Nicolas, quel a été ton parcours à Alfort et les différentes options suivies ?
J’ai passé 5 années à Alfort, dont 4 années générales et une de spécialisation équine.
Les 2 premières années sont uniquement théoriques avec des sciences fondamentales et cliniques, en première année il fallait réaliser un stage dans une exploitation laitière agricole, et en deuxième année dans un laboratoire d’analyses départemental ou dans les services vétérinaires et un abattoir.
En 3ème année, nous avions des cliniques le matin uniquement en petits animaux et des cours l’après midi, et également des gardes la nuit, une année très intense mais riche en émotions !
La 4ème année, se divisait en un semestre médecine bovine et santé publique, avec des Travaux Dirigés, un stage de médecine des grands animaux (que j’ai réalisé aux Etats-Unis à l’université vétérinaire de Purdue) et le second semestre en petits animaux et équine, que j’ai réalisé à Madrid, en semestre Erasmus.
La 5ème année, anciennement T1-PRO, à dominante « Equine », avec des cours communs entre les écoles à Nantes et au CIRALE, 6 semaines de cliniques à la Clinique équine d’Alfort en médecine et chirurgie, 2 semaines en reproduction à Nantes et 6 semaines au CIRALE en pathologie locomotrice. Le reste de l’année a été consacrée à la réalisation de la thèse de doctorat vétérinaire et un stage (Université de Davis, Californie et un hôpital privé).
Quels sont tes projets professionnels ?
Actuellement, je suis interne à la Clinéquine, de VetAgro Sup Campus vétérinaire de Lyon pendant un an, je termine en juin 2012, et je voudrai ensuite exercer en clientèle équine pure, et peut être aller à l’étranger, ou continuer vers une résidence, je ne sais pas encore, je suis ouvert à tout.
Quel regard portes-tu sur tes études ?, sur tes compétences acquises ?, sur des besoins complémentaires de formation ?
Les 5 années ont passé très vite, et furent très intéressantes, et surtout humainement très riches, le fait d’habiter sur l’école, forme une promotion très solidaire. Les compétences sont variées, le champ d’études étant très large, de la physiologie, à la médecine canine et bovine en passant par la zootechnie et les statistiques. Au final cela forme un bloc très polyvalent mais non spécialisé, et c’est pourquoi la 5ème année de spécialité est nécessaire.
Les 2 années de prépa pour rentrer dans l’école ont été difficiles sur le plan horaires et études, mais également enrichissantes, même si je pense que 2 années pour préparer le concours c’est trop long, la prépa en 1 an était une solution plus rapide, surtout que maintenant l’année d’internat est plutôt conseillée en médecine équine et canine, et donc rallonge les études à 8 années post bac.
Les études de vétérinaires peuvent également mener à d’autres domaines, très actifs, la recherche, la santé publique, les métiers du laboratoire et sont une passerelle pour d’autres voies et que choisissent un nombre d’étudiants croissant.
Ta vision de la profession a-t-elle varié depuis ton intégration à Alfort ?
Non pas particulièrement. J’ai eu la chance de rencontrer des vétérinaires qui m’ont aidé dans la recherche de stages, en particulier à l’étranger, et d’autres qui m’ont permis de garder la motivation pendant ces longues années.
Es-tu optimiste pour ton avenir professionnel ?
La profession vétérinaire me semble une profession forte et soudée, ayant un large éventail d’activités, et le vétérinaire joue un rôle important dans la société et possède une bonne image. Les vétérinaires seront amenés à se spécialiser de plus en plus et à évoluer dans leurs techniques.
Quels conseils donnerais-tu aux étudiants ?
Je pense qu’il est important de réaliser des stages dans tous les domaines, afin d’être sûr de ses choix, même si l’on n’est pas initialement attiré par tous les domaines. La réalisation de stages ou de semestres d’études à l’étranger est aussi très formateur et permet de s’élargir l’esprit et de se créer des contacts qui peuvent être utiles par la suite. Enfin il est important de profiter des années étudiantes, car même si les études durent longtemps, elles passent très vite !
















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