Hier, Lundi 24 Janvier, nous étions réunis au Palais des Congrès attenant au Château de Versailles afin de célébrer officiellement le lancement de l’Année Mondiale Vétérinaire, célébrant par ailleurs l’Anniversaire de la première école Vétérinaire créée à Lyon par Claude Bourgelat.
Quelques rappels historiques d’abord :
Dès 1755 Bourgelat était conscient que « la médecine de l’homme [était] profitable au cheval et réciproquement ».
Le 4 aout 1761 il y a donc 250 ans fut crée l’école vétérinaire de Lyon ; cette école proclamée par louis XV avait pour but de lutter contre un fléau de l’époque : la peste bovine.
Les premiers élèves vétérinaires rentrent dans cette école le 13 février 1762 et les résultats positifs de leurs premiers travaux sur les bovins font que Bourgelat est nommé directeur de cette école et de toutes celles en devenir par louis XV.
Dans la foulée fut créée l’école vétérinaire de Maison Alfort puis 14 écoles filles de Bourgelat et de Lyon voient le jour en Europe.
Bourgelat nous laisse quelques pensées à méditer sagement :
« La fortune existe moins dans le bien que l’on a que dans celui que l’on peut faire »
Le rôle du vétérinaire est beaucoup plus large que celui connu du grand public.
Le vétérinaire intervient dans la santé mondiale, dans l’alimentation et dans l’environnement.
L’intervention fort appréciée du public par Jacques Diouf directeur général de la FAO a mis l’accent sur l’importance de l’activité vétérinaire dans la lutte contre les maladies infectieuses qui menacent nos sources alimentaires.
L’exemple de la grippe aviaire ces dernières années a marqué nos esprits : L’OMS et le FAO ont déployé des centaines de missions contre cette maladie. Et en dépit des prouesses scientifiques et des fonds déployés, tous les continents ont été touchés et on estime à 230 millions le nombre de volailles décimées
La peste bovine, responsable de pertes énormes sur l’alimentation humaine et ayant entrainée nombres de famines est une cible de contrôle permanente.Dans quelques mois la FAO pourra être en mesure d’annoncer l’éradication de cette maladie dans le monde. Ce sera la deuxième maladie éradiquée après la variole.
Il faut donc mesurer la tâche énorme de cette organisation qui travaille avec des vétérinaires et qui fait de la santé animale le pilier de sa stratégie.
Le but étant d’assurer une production animale saine, sûre et durable ce qui est essentiel puisque cette production représente 40%du PIB mondial.
Le rôle du vétérinaire dans l’environnement abordée par Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du programme pour les espèces de l’UICN, mérite d’être largement développé en France.
Faire cohabiter l’homme et la nature, identifier et protéger des espèces en voie de disparition, respecter la biodiversité devraient être les préoccupations des vétérinaires.
La nature produit nos richesses, à l’homme de les respecter par une gestion correcte des productions animales.
Le médecin soigne l’homme et le vétérinaire soigne l’humanité.
Voilà de quoi être fier d’être vétérinaire !













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