La presse s’est fait l’écho ces dernières semaines de l’étude du cabinet POLLEN CONSEIL pour le compte de l’Observatoire prospectif des Métiers et des qualifications dans les Professions Libérales (OMPL) sur la situation des vétérinaires et les scénarios d’évolution.
Nous en tirerons les principaux chiffres parus et nous vous proposons une analyse croisée de l’intervention de Bruno DUHAUTOIS à l’Académie Vétérinaire de France en Juin dernier sur les forces et faiblesses du vétérinaire canin et les évolutions de la profession et nous rappellerons les derniers chiffres de l’AGAPS et de PANELVET sur les revenus des vétérinaires :
- Une augmentation de 24% du nombre des vétérinaires dans les 10 prochaines années après une augmentation de 20% entre 1998 et 2009 (+ 2790 vétos !)
- Une pléthore en canine avec 5% d’inscrits à l’Ordre de plus chaque année
- Une part très importante des diplômes étrangers, déjà plus de la moitié des inscrits à l’Ordre en 2009 ont un diplôme étranger et le nombre de diplômés étrangers devrait croitre de 37% dans les 10 prochaines années
- Une féminisation de la profession avec 40% des inscrits à l’Ordre et une proportion de 65% parmi les nouveaux inscrits de 2009
- Une perte de la volonté « d’entreprendre » avec 80% des vétérinaires de moins de 32 ans qui souhaitent rester « salarié »
- Des revenus qui sont parmi les plus faibles des professions libérales, un nombre d’actes qui baissent régulièrement en canine et en rurale depuis 2008 et des chiffres d’affaires en baisse !
- Une attente des clients de structures regroupées, organisées, proposant des consultations spécialisées, ouvertes 24H/24 avec un plateau technique élaboré alors que 60% des structures ne sont gérées que par un seul vétérinaire
- Une concurrence accrue avec l’émergence de para-vétérinaires (comportementalistes, ostéopathes, ASV), de nouveaux concurrents (pharmacies, animaleries) et la crainte de perdre la distribution du médicament
- Un risque de « paupérisation » de la profession avec des « petites structures » crées parfois par « dépit » (déjà un quart des vétérinaires déclarent gagner aux alentours du SMIC)
Alors que l’Image du vétérinaire par le grand public parait rester très bonne (étude Hills/Santévet) , il existe un grand décalage avec le ressenti du vétérinaire libéral et des perspectives d’évolution qui comportent beaucoup de faiblesses !
Dans ces conditions, il faut prendre la grande opération de communication, de promotion et de relations publiques VET2011 comme une chance et, sans éluder les problèmes, VET2011 participera au vaste chantier de rénovation du rayonnement de la Profession Vétérinaire.













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