Jérôme Salord, PDG de la société Santé Vet, leader sur le secteur de l’assurance Santé Chiens et Chats, répond à nos questions.

Peux-tu nous présenter SantéVet ?

SantéVet est la seule compagnie d’assurance spécialisée dans la couverture médicale pour les chiens et les chats.

Leaders en France, nous développons, commercialisons et gérons des services d’assurance 100% dédiés aux chiens et aux chats.

Nous sommes installés à Lyon, nous comptons désormais près de 50 salariés, et avons acquis une expertise unique en France dans notre métier. La profession vétérinaire en a conscience et selon les résultats de notre dernière enquête TNS DIRECT, 92% des vétérinaires nous accordent leur confiance. Ce chiffre rejoint d’ailleurs celui de nos clients satisfaits à 94% de nos services.

A quels objectifs correspondait la création de SantéVet ? Comment différencier SantéVet de ses concurrents ?

Notre mission est, grâce aux contrats d’assurance santé animale que nous proposons, de permettre au plus grand nombre de bénéficier des bienfaits de la médecine vétérinaire, et d’être ainsi un réel soutien au bien-être animal.

Ce qui nous permet aujourd’hui de satisfaire à la fois les professionnels du monde vétérinaire et bien entendu nos clients, est probablement le fait que nos produits correspondent bien au besoin du public aujourd’hui : une prise en charge efficace des frais vétérinaires, quelle que soit leur origine. En effet, l’ensemble des frais médicaux, accident, maladie et prévention, est pris en charge par nos contrats.

De plus, l’organisation que nous avons mise en place, récompensée depuis 4 ans maintenant par le label de qualité ISO 9001, nous permet de faire face au besoin sans cesse croissant du marché.

Comment expliquer en France le faible pourcentage d’animaux de compagnie assurés en comparaison d’autres pays d’Europe comme l’Angleterre ou l’Allemagne ?

La France est en retard : 2 à 3% de chiens et chats assurés contre environ 35% en Grande-Bretagne et 80% en Suède. Il y a plusieurs explications à cela : l’existence d’un système public de sécurité sociale pour la santé humaine par exemple ne favorise pas le développement des assurances privées, y compris celles pour les animaux de compagnie.

Le faible coût de la médecine vétérinaire il y a encore quelques années, l’absence de société spécialisée dans l’assurance des chiens et des chats, sont autant de raisons supplémentaires.

Quels sont les freins au développement en France de l’assurance santé des animaux de compagnie ? Quelles actions de développement entreprends-tu ?

On a vu à l’instant les raisons principales ayant provoqué le ralentissement du développement de l’assurance santé des animaux de compagnie en France.

Mais les choses changent rapidement : 87% des praticiens que nous avons interrogé en 2009 lors de notre roadshow organisé avec Hill’s sur l’évolution de la profession vétérinaire, sont convaincus que l’assurance santé animale est indispensable au développement de leur activité.

Et les chiffres sont là pour le prouver : un client assuré a un panier moyen de plus de 100 euros contre 55 euros pour un client non assuré et sa fréquence de visite chez son vétérinaire est de près de deux fois supérieure à celle d’un client non assuré.

Ce que nous demandent désormais les praticiens, c’est de les aider à parler d’assurance santé à leurs clients. Nous passons beaucoup de temps avec eux pour leur donner les éléments de langage nécessaires à faire passer aux propriétaires de chiens et de chats les informations dont ils ont besoin pour prendre leur décision. Nous familiarisons les vétérinaires avec les produits d’assurance, pour leur permettre de répondre à leurs clients. Le vétérinaire est, aux yeux de son client, omnipotent et omniscient. Pas question donc de botter en touche : le bon conseil en matière d’assurance santé animale est une nécessité aujourd’hui.

Bien entendu, au-delà du développement permanent de notre partenariat avec la profession vétérinaire, nous continuons à mettre sur le marché les offres dont ont besoin les propriétaires. C’est ainsi que nous avons inventé SantéVet Cat Indoor, l’assurance santé du chat d’intérieur, à moins de dix euros par mois.

As-tu l’impression de participer à l’amélioration de la médicalisation de nos animaux ?

Il faut rester humble. Le nombre de chiens et chats assurés est encore très bas. Mais la réponse est oui. Nos clients peuvent soigner leurs animaux en toute sérénité, sans risque pour leur porte-monnaie. De plus, la création d’offres spécifiques comme Cat Indoor, permettra d’augmenter le taux de médicalisation d’une population animale encore peu concernée par les soins vétérinaires réguliers.

Quel regard portes-tu sur l’évolution de la profession ces 15 dernières années ?

Une nouvelle donne se met en place et les mutations sont profondes. Elles sont liées à l’évolution de la société. On le constate tous aujourd’hui, la profession vétérinaire se féminise. De plus, les vétérinaires d’aujourd’hui souhaitent conserver un bon équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée et le salariat se développe énormément.

L’animal de compagnie est désormais un membre à part entière de la famille, avec toutes ses prérogatives et en particulier celle de pouvoir bénéficier de soins médicaux sophistiqués si nécessaire. Les propriétaires ont une relation très particulière avec leur vétérinaire : il est Dieu sur Terre ! Et il faut en tenir compte : développer les services, augmenter la technicité et la qualité des soins.

Comment vois-tu l’avenir des structures vétérinaires ? Comment juges-tu les possibilités offertes par le Directive Services ?

Les structures trop petites, un ou deux vétérinaires, sont probablement condamnées à se regrouper pour pouvoir faire face aux investissements nécessaires. Appelons ça réseaux de compétences, regroupement autour de plateaux techniques, cela n’a pas d’importance. Il manque aussi quelques grosses structures hospitalières en région.

Gageons que ce vide sera comblé dans les années qui viennent.

Enfin, une ou deux chaînes de cliniques franchisées verront le jour en France. Il n’y a pas à le redouter. Il s’agira probablement de cliniques sophistiquées, délivrant des soins de qualité, à la hauteur de ceux attendus par un public de plus en plus exigeant. Il n’y a plus la place pour le médiocre ou le bas de gamme. Et ce qui est vrai pour la qualité des soins vétérinaires est aussi vrai pour la qualité des contrats d’assurance santé pour nos animaux de compagnie.