Bonjour, Thibault, tu es vétérinaire associé de Data Base Marketing,  la société qui gère PANEL VET, nous te remercions de répondre aux questions de VETIDEO.

Thibaud Richard

Panelvet est un outil permettant de comparer son facturé HT (médicaments, actes, petfood, matériel…) avec des cliniques « voisines » , le tout ramené à une même base de comparaison qui est le vétérinaire Equivalent Plein Temps (EPT).

Le périmètre de comparaison est :

1. l’activité : canine ou rurale ainsi l’activité canine d’un mixte est comparé à l’activité canine des autres mixtes. Il en est de même de son activité rurale.  (il y a donc 2 panelvet, le canin « pur »  et le mixte)

2.  géographique : dès qu’il y a plus de 10 cliniques dans une région , on régionalise. Ainsi il y a 4 régions dans le Panelvet canine : Ile de France, Rhône Alpes, PACA et le reste. Pour les ruraux, il y aura à terme une régionalisation par bassins de production allaitant purs et les autres


Peux-tu nous présenter l’histoire de PANEL VET ?

Yannick Poubanne Dr Vét (Lyon 84) en a été le concepteur en 1996.

Le développement du Panelvet  canin s’est réellement accéléré en 2003 et a été suivi en 2007 de la création d’un Panelvet rural en France et d’un autre Panelvet canin au Royaume Uni.

Comment fonctionne PANEL VET, quels sont ses partenaires ? ses objectifs ?

L’objectif de Yannick Poubanne et qui reste le notre est d’aider les vétérinaires à lutter contre la baisse de ses recettes en comparant ses indices de productivité avec ceux des autres et notamment des meilleurs.  En résumé, pourquoi je facture 80  quand les autres de ma région facturent 100 : comment cela s’explique t il ? Puis je (ou ai-je la volonté) d’y remédier ?

Panelvet s’appuie sur 3 contributeurs : la clinique, l’éditeur de logiciel, la société DBM qui sont tous liés par un accord de confidentialité.  Tous les éditeurs de logiciel principaux ont donné la possibilité à leurs clients d’extraire leurs données Panelvet.

Les cliniques représentées constituent-elles un échantillon représentatif pour la profession ?on parle de baromètre d’activité ?

Panelvet canin avec ses 300 cliniques adhérentes représente 8% des cliniques canines à plus de 80% et surtout représentent 600 000 animaux suivis par les vétérinaires en France.

Panelvet rural avec ses 128 cliniques adhérentes représentent 30% des cliniques mixtes à plus de 80% rurale ce qui représente 15% des éleveurs de bovins français.

Divers recoupements avec les chiffres AIEMV montrent que Panelvet est représentatif du marché français.

Chaque structure peut-elle rejoindre le PANEL ? Quelles sont les démarches à effectuer ?

Toute structure vétérinaire équipée d’un logiciel de gestion vétérinaire du commerce connecté ou connectable à internet peut rejoindre Panelvet : son adhésion est gratuite et la confidentialité de ses données est respectée.

Combien de paramètres de gestion traitez-vous ? PANEL VET est-il un outil de gestion ?

Le facturé HT, le nb de clients vus , la fréquentation client, la valeur de la transaction moyenne, la part du facturé effectué au comptoir et en consult, la répartition dans le facturé entre petfood, médicaments, et actes et pour les ruraux le nb de visites avec la répartition actes / médicaments / visite. D’autre part, il existe un comparatif du prix des actes principaux et des principaux médicaments .

Touts ces éléments sont visibles en cliquant sur la « demo » du site www.panelvet.fr

On dit souvent que les vétérinaires sont de « mauvais gestionnaires », qu’en penses-tu ?

Certaines cliniques le sont mieux que d’autres. Globalement, le mode de recrutement et la formation vétérinaire ne développent pas l’ouverture d’esprit sur la gestion, ce qui rend certains vétérinaires allergiques aux chiffres surtout si ils sont mauvais.

Un certain nombre de cliniques adhérentes à Panelvet se sont même retirées car elles en avaient marre de constater que leurs performances étaient inférieures à la moyenne . On retrouve cette politique de l’autruche assez répandue dans la profession surtout chez nos consoeurs pour qui productivité est antagoniste à la notion de « bons » soins .

La Directive Services suscite beaucoup de réactions, comment vois-tu l’avenir des structures vétérinaires ?

En Grande-Bretagne, un certain nombre de chaînes de cliniques avec des investisseurs extérieurs à la profession se sont créés. A l’opposé, très peu se sont développé en Allemagne.

En France, les revenus avant impôts tirés de l’exercice vétérinaire par les associés sont en moyenne faibles : pas de quoi attirer des investisseurs financiers.

La directive Services n’a pas été attendue par un certain nombre de cabinets qui se sont déjà regroupés : je ne suis pas sur que l’on voit des changements à ce niveau là .

La communication qui se libéralise risque par contre d’accentuer la dispersion entre les revenus : les moins communicants étant desservis au profit des mieux communicants.

PanelVet