Bonjour Mathilde, tu as choisi d’exercer à NEWMARKET à 1oo km de LONDRES :

- Parles-nous de ton parcours ?

ENVN avec nombreux stages a Chantilly, Angleterre (Newmarket) et USA. 3 ans de clientele mixte a prédominance équine en Loire-Atlantique, puis une offre a Newmarket chez Greenwood Ellis & Partners, salariée pendant 10 ans et associée depuis 5 ans (la premiere femme a Newmarket).

- Présentes-nous la clinique équine dans laquelle tu es associé ?

Hopital équin avec plus de 30 vétos dont 11 associés et un personnel de pres de 100. Activité a 90% pur-sang, entrainement, reproduction, ventes et activité hospitalière, chirurgie, imagerie, cas référés de toute discipline équestre, etc. Structure toute neuve construite sur terrain agricole il y a un peu plus d’un an.

-Pourquoi l’Angleterre, qu’est-il possible de réaliser outre manche par rapport à l’activité en France ?

De plus grosses associations stables, qui permettent de plus gros investissements en materiel et batiments, ainsi qu’en personnel. Un niveau de médicalisation animale supérieur a la France.

-En France, la DIRECTVE SERVICES fait beaucoup débat, l’ouverture du capital à des NON VETOS, l’activité sur plusieurs sites, les chaînes de Clinique font fantasmer certains et font très peur à d’autres, quel est ton point de vue de résidente anglaise ?

Tres répandu au Royaume-Uni, comme aux USA, mais surtout pour l’activité petits animaux ou mixte. Cela permet une meilleure couverture vétérinaire des villes et des campagnes, avec moins d’incertitudes financieres liées au fait d’etre indépendant dans une zone peu porteuse. Les avantages sont le soutien financier, administratif et une meilleure répartition du travail et des gardes. L’inconvénient majeur est le risque de monopole et les difficultés de concurrence.

-Comment vois-tu l’avenir pour les vétérinaires équins ?

De plus en plus spécialisés. Une meilleure répartition du travail et du temps libre, car tous les jeunes sont de plus en plus attachés a la qualité de vie, alors que les anciens n’avaient pour ainsi dire pas de vie privée. Ceci s’accompagne d’une réduction des revenus. Le milieu équin professionnel (courses, sport) arrive peut-etre a saturation ou a moins de possibilites d’expansion, alors que le cheval de loisir est en hausse.

-Quels sont tes conseils pour un étudiant vétérinaire qui souhaite s’orienter vers l’activité équine ?

Il faut etre passionné, car ce n’est pas un job de 9 a 5 du lundi au vendredi. Les clients peuvent etre difficiles et certaines situations peuvent etre tres stressantes, surtout avec des chevaux de valeur. C’est une activité de plus en plus spécialisée ou il devient difficile d’acquerir une experience pratique et une vision globale, donc passer un an ou deux dans une clientele mixte est la meilleure facon de commencer, ou si l’étudiant choisit de faire un internat équin des sa sortie, il peut ensuite faire un ou deux ans de mixte avant de rejoindre l’équine pure. Malheureusement les bons jobs en mixte deviennent également de plus en plus difficiles a trouver…

http://www.newmarketequinehospital.com/

Ci dessous, trois vidéos réalisées par Channel 4:

Introduction et IRM

Endocsopie

Chirurgie