Ca fait trois semaines qu’on nous matraque sur la révolution AVATAR, le dernier de James Cameron, l’autoproclamé « roi du monde » de Titanic, qui cette fois à joué à Dieu en créant de toute pièce une planète et son biotope.
Avatar, c’est l’histoire de danse avec les schtroumpfs, en 2154, sur la planète Pandora. Le mythe de Pocahontas revisité. D’un côté la tribu autochtone des Na’vi, des sortes de géants humanoïdes au facies félin, vivant dans un monde hyper écolo. De l’autre les méchants ricains qui en veulent au minerai qui se trouve sous les pieds des Na’vi. Au milieu, un ex-marine paraplégique, dont le rôle est de s’infiltrer dans la tribu des Na’vi à l’aide d’un Avatar, un corps synthétique mi-Na’vi mi-humain, contrôlable à distance, afin de tenter de trouver une solution plus ou moins diplomatique au problème. Tous les poncifs du genre sont utilisés, je vous les épargnerai.
L’histoire est basique, manichéenne et manque certainement de profondeur (faudra attendre la 4D), mais à vrai dire, on s’en fiche. Elle n’est qu’un prétexte pour nous faire prendre part à un voyage sur Pandora, et quel voyage !
Magie de la 3D et de la technologie, quand l’avatar de Jake Sully (le marine estropié) débarque dans la jungle, on atterrit littéralement avec lui sur Pandora. La jungle est profonde, l’atmosphère suffocante, le bestiaire varié. L’écosystème de Pandora est à la fois assez éloigné du notre pour que l’on éprouve de la fascination, et à la fois assez proche pour que l’on s’y attache. Pendant les ¾ du film, on est sur une autre planète que l’on apprend à découvrir, à apprivoiser. On s’émerveille et on s’attendrit sur une population primitive et animiste. Avatar, c’est comme regarder National Geographic et Voyage en Terre Inconnue sous LSD. Tout est crée par ordinateur, et pourtant, rien n’a jamais semblé aussi réel. Les expressions sur les visages des acteurs virtuels sont criantes de réalisme, le souci du détail est poussé à son paroxysme. Pandora existe, je le sais, je l’ai vu de mes propres yeux.
Quand la lumière se rallume, on est comme Jake Sully : on n’a pas vu le temps passer dans notre Avatar, et on n’a qu’une envie, retourner sur Pandora.





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