L’idée ici est modeste… mais, encore plus que d’habitude, collaborative.

Ce post restera mis en avant dans les Focus, de sorte qu’il soit toujours disponible et que vous puissiez y revenir à votre convenance.

Le but : faire connaître à la communauté vos coups de coeur vineux, avec nos mots de non-oenologues, mais d’amateurs de bons crus.

Nous vous laisserons donc le soin de laisser dans les commentaires, ou via le module de publication d’article, vos notes de dégustation, agrémentées idéalement d’un cliché, et nous maintiendrons ce post à jour, afin de fournir une liste non-exhaustive et non-classée, de nos coups de coeur, dans l’ordre où ils arrivent !


1. Château Lagrange 2002, Saint-julien

Une valeur sûre, pour laquelle je ne me mouille pas trop. Servi carafé.

Un nez très boisé, vanillé, avec une pointe de châtaigne …

En bouche, une sensation beurrée, avec une longue persistance, un fort apport du bois. Le merlot dans toute sa splendeur.

Le millésime 2002 était très agréable, très caractéristique de la région, et de l’appellation, pour des palais qui désireraient se former.

Le budget, de l’ordre de 65 €, pourra orienter vers la production un peu inférieure du Château (Les Fiefs de Lagrange), fort agréable par ailleurs.

Lagrange

2. Château de Pibarnon 2003, Bandol

La claque ! Très modeste amateur, je ne voyais la Provence qu’au travers de ses rosés, sympas, mais sans grande envergure …

Le Pibarnon, dans sa cuvée 2003, m’a prouvé qu’il peut égaler, voire allègrement dépasser les grands rhônes méridionnaux, avec lesquels il entretient un rapport lié à son cépage : le Mourvèdre.

Il m’a rappelé, bien qu’il soit exempt de Syrah et de Grenache de très agréables Châteauneuf du Pape (Beaucastel).

Le nez est évocateur de sève de pin, de bonbons La Vosgienne, et de notes tertiaires un peu cuir. Un note de fruits noirs est perceptible.

La bouche offre une longueur surprenante, et fait la part belle aux fruits confits. Apport du bois assez discret dans la cuvée dégustée.

Le mourvèdre, dont la composante est si agréable dans les Rhône Sud est ici présenté en monocépage, et ses qualités sont immédiatement perceptibles.

Le millésime 2003 m’a comblé, mais il est habituel d’évoquer l’abord difficile du Mourvèdre sur des vins relativement jeunes.

Le budget, de l’ordre de 25 ou 30 € est respectable eu égard au plaisir qu’il confère (la surprise de déguster un vin de Provence si noble joue un rôle indéniable sur cette notion de plaisir …)

pibarnon-2003

3. Penfolds Bin 28, Australie

Quitte à rester surpris, j’ai mis le nez, hier soir, dans un vin du nouveau monde : l’Australien Penfolds (de la Barossa Valley, Kalimna) …

M’attendant à y retrouver toutes les caractéristiques un peu excessives des vins du nouveau monde, bourrés de soleil, irrigué à fond, avec un apport de bois parfois trop prononcé, j’ai été effectivement bluffé.

Cette 100 % Syrah mérite vraiment qu’on s’y arrête.

Le nez, typique Syrah, évoque des notes de chocolat et d’épices. Fruits noirs dans une moindre mesure.

La bouche est finalement très fine, l’apport du bois, avec ses notes de vanille est discret. Les tendances dominantes sont issues de cerises, d’épices, et de réglisse.

Le millésime 2004 a exigé d’être ouvert au moins 1h30 avant d’être servi, carafé.

Je m’attendais à un ersatz de Rhône Septentrionale, et j’ai, là encore, été complètement ravi.

Le budget de l’ordre de 25 à 30 €, le met à l’écart de la plupart des vins du genre (plus abordables), mais l’effort en vaut la peine.

Penfolds

4. NIKKA From the Barrel 51,4%, Par Hervé Guillot (Les Caves Royales, Versailles)

Ce blend japonais fort degré affiné en fût de bourbon a été élaboré à partir des deux single malts du groupe Nikka, Miyagikyo et Yoichi, complétés d’un whisky de grain.

Nikka from the Barrel a été élu meilleur blended whisky japonais de moins de 12 ans aux World Whisky Awards 2008.

Couleur : vieil or à reflets dorés.

Nez : fin, complexe. Floral (lilas), fruité (abricot). Notes d’épices (clou de girofle) et de cuir.

Bouche : puissante, ferme. Epicée (poivre). Boisée (chêne). Evolue sur les fruits mûrs (pêche), la pomme caramélisée et les fleurs (chèvrefeuille).

Finale : longue. Notes marines. Fruits mûrs (prune, pêche) sur fond de notes boisées-vanillées.

Note perso de Nicolas Vedrenne : Les Nikka, et en particulier, ce straight from the barrel, sont un accompagnant génial d’une bonne cave à whisky, que l’on remplit trop souvent de bons vieux Islay bien tourbés … alors qu’il existe tant d’autres saveurs dans le whisky !

nikka