Ce matin, j’ai reçu, dans mon courrier électronique, ce texte de Marie Darrieussecq …

Il m’a frappé, tant je me retrouve dans cette description, si réaliste, de notre condition de parents.

Un grand nombre d’entre nous sera, à n’en point douter, saisi par la réalité des propos.

Dormir
Je cite :

«  Un enfant ne fait jamais ses nuits. Le 1er mois, parfois, un miracle : le bébé dort 8 heures d’affilée. Bon, c’est de 14h à 22h. Mais syndicalement parlant, ça s’appelle une nuit (en décalage horaire).

Quelques jours plus tard, formidable : il dort huit heures la nuit, quand dorment les honnêtes gens. D’ailleurs, c’est le moment où vous reprenez le travail.

Traumatisé par votre absence, le bébé rechute et ne fait plus ses nuits. Vous avez des cernes au milieu des joues, vous allez vous en débarrasser, le vendre – nouveau miracle : il s’endort à 20h, profondément.

Vous passez la nuit à guetter. A 5 heures du matin, vous n’y tenez plus, il dort TROP profondément. Vous le réveillez. Il se réveillera désormais toutes les nuits à la même heure pour vous rassurer.

Voilà l’été, les vacances, ça y est, il dort à nouveau. Et puis il fait ses dents. Ca le réveille, forcément. Un peu plus tard, période de cauchemars, on vous dit que c’est « l’angoisse de la séparation ».

Puis viennent les maladies infantiles : fièvres, démangeaisons, maux de ventre, toux, nez bouché … Vous avez l’impression qu’il ne dort jamais. Ce n’est pas une impression : c’est la vérité. Il grandit, devient propre : il se lève dix fois par nuit pour aller faire pipi.

A 3 ans, c’est l’entrée à l’école qui l’angoisse.

Et puis, vers 4 ans… il dort. Toutes les nuits. Douze heures par jour. Vous êtes tellement content(e), tellement reposé(e), que dans un moment d’égarement vous faites un autre enfant.

Vous cumulez alors un bébé qui ne fait pas ses nuits et un enfant tellement contrarié par la naissance du second … qu’il cesse de dormir.

Et puis, le temps passe, et vous vous retrouvez avec 2 beaux enfants qui dorment comme des anges.

Et vous, ça fait tellement longtemps que vous n’avez plus dormi que vous ne savez plus comment on fait.  »

Ca sent le vécu, et moi, j’aime bien …

Et vous ?